Dans une ferme hors du temps, une famille de moutons espiègles, un fermier solitaire et un brave chien vivent une vie très paisible, sauf quand un petit incident vient lancer une aventure aussi improbable que désopilante. Un film tout public, au rythme débordant servit par une superbe animation.
SHAUN LE MOUTON : LA BETE D’HALLOWEEN de Steve Cox et Matthew Walker. Grande-Bretagne 2026, 1h20 . Film d’animation, à partir de 5 ans.
Critique de Magali Van Reeth, SIGNIS France
Les studios Aardman, une société de production basée à Bristol en Grande-Bretagne, ont déjà produit des chefs d’œuvre de l’animation dont Chicken Run, Wallace et Gromit et bien sûr les deux précédents longs-métrage de Shaun le mouton. Utilisant une technique 2D, avec des figurines en pâte à modeler déplacées image par image, et sans dialogue, leurs scénarios privilégient le rythme soutenu d’aventures rocambolesque dans un univers pourtant très familier.

Dans ce nouveau film, l’action se situe un peu avant la fête d’Halloween. Shaun le mouton ayant trouvé un manuel de petit chimiste, il s’amuse à mettre au point des potions étranges. Pendant ce temps-là, le fermier aimerait inviter la charmante vétérinaire au bal d’Halloween mais ne sait comment s’y prendre. Et bien sûr, suite à une mauvaise manipulation de Shaun, des conséquences tout à fait hors de contrôle vont semer la zizanie à la ferme et la panique au village voisin.
Bien sûr aussi, après une escalade de situations burlesques, mis en scène à un rythme soutenu, qui semble dévaster la ferme et semer un vent d’apocalypse au village, tout va bien se terminer. Shaun le mouton, la bête d’Halloween est avant tout basé sur un humour de situations, accessible aux plus jeunes spectateurs, comme à ceux qui les accompagnent. La bande son est donc sans dialogue mais avec une musique entraînante et des personnages aux visages très expressifs, les techniques d’animation du studio Aardman étant toujours aussi remarquables.
Une pépite d’animation et d’humour tendre et du cinéma tout public de qualité !
Magali Van Reeth

